Le poème ‘Cauchemars’ de Marie Etienne est une œuvre riche en symbolisme où l’auteur explore les thèmes de la quête et des souvenirs à travers une narration onirique. Cet écrivain contemporain nous invite à plonger dans les profondeurs de l’inconscient, où les maisons et les trains deviennent autant de métaphores du voyage intérieur. Écrit dans un style évocateur, ce poème résonne avec ceux qui ont connu la nostalgie et l’errance.
Premièrement. La Maison est restée là-bas, il part à sa recherche, reconnaît le quartier mais la nuit est tombée tandis qu’il suit les rues parallèles à la Mer, celles qui vont vers l’Ouest. Comme il ne trouve rien il prend le sens inverse, c’est-à-dire les rues parallèles au Palais, celles qui vont au Sud. Mais entre-temps, préoccupé de la méthode il oublie ce qu’il cherche ou ce qu’il cherche a disparu, s’est transformé, ou la nuit est vraiment trop noire : la Maison demeure introuvable. Sauf une fois. Il la découvre en fête, des inconnus, d’anciens amis circulent et sourient. Le jardin en revanche est désert, près de l’étang un écriteau branlant porte son nom. — Tu vois, fait remarquer un invité à Cook, tu n’es pas oublié. Deuxièmement. Il s’apprête au voyage. Seul partir compte. Hélas! sur le quai de la gare ses bagages l’entourent comme des bornes qui s’opposent. Plusieurs cas se présentent. Il arrive en retard. Le train au loin ne montre plus que sa fumée tandis que sur le quai sa silhouette à lui est une borne qui s’ajoute. Il est à l’heure. Comment s’y prendre? Ix poids le rend perplexe. Le train démarre. Sans lui. Il est monté heureux. Tous ses bagages autour de lui sont ses petits. Hélas hélas ! il s’est trompé de train, il est monté en queue, bref le bon train démarre. Sans lui. Il est monté heureux en tête. Le train a démarré mais son voisin bizarre se répand sur le siège. Laissant là ses bagages Cook circule, détendu, vers l’arrière. Le paysage le distrait tant et si bien qu’il prend la place, qu’il absorbe le train dont les derniers wagons suivent la courbe de la voie. Et disparaissent. Cook est seul dans le paysage. Il atteint la falaise d’où un avion doit l’enlever en volant bas sans atterrir. Un ami porte les bagages, l’avion surgit. Des mains saisissent ses effets, s’en dessaisissent dans la mer. Cook a la peine au cœur. Un jour enfin il vole, il voit les sources et les monts, les saules et les fleuves, les lavandières sur les berges. — Que ne suis-je léger, pense-t-il. Dans l’arc-en-ciel où il s’inscrit il abandonne ses bagages. Et monte.
À travers ‘Cauchemars’, Marie Etienne nous pousse à réfléchir sur la nature de nos souvenirs et la façon dont ils nous façonnent. N’hésitez pas à explorer d’autres œuvres de cet auteur fascinant et à partager vos réflexions sur ce poème.
Écrire un avis
Utilisation des poèmes
Tous les poèmes publiés sur UnPoème.fr sont libres d’utilisation et rédigés avec soin, sauf indication contraire.
Vous pouvez les utiliser pour vos projets personnels, scolaires, créatifs ou professionnels, à condition de mentionner simplement notre site comme source.
Libres de droits
Textes uniques
Mention du site appréciée
⚠️ Exception : certains poèmes, notamment ceux de la catégorie poésie classique ou ceux soumis par des lecteurs, peuvent avoir des conditions particulières. Dans ce cas, une mention spécifique sera indiquée à la fin du texte.
Profitez-en avec respect, poésie et bienveillance.
