Le poème ‘Gigue’ de Luc Bérimont dépeint une scène poignante de l’enfance marquée par l’ombre de la guerre. À travers des images vives et contrastées, Bérimont évoque la danse innocente des enfants dans la cour de l’école, tout en rappelant la tragédie de ceux qui ont perdu leur vie au combat. Ce poème est un témoignage puissant sur la manière dont la guerre touche même les plus jeunes, transformant leur innocence en mélancolie.
La guerre, on la dansait dans la cour de l’école Bardés de cheveux fous et de tabliers noirs On sentait l’encre amère, un peu la confiture, Une mouche d’été dormait sur nos devoirs. L’institutrice était une jeune bergère Qui avait entendu la voix de Michelet. Ses yeux fleurs préféraient le rêve à la lecture Ses seins n’avaient jamais bourgeonné dans des doigts. Parfois, les jeudis clairs, elle allait en voiture Acheter à la ville un coupon de satin. Son fiancé, était – disait-on – mort en guerre C’est un très grand malheur quand on n’en compte qu’un. Crève le ciel d’orage et meurt la bergère C’est avec nos cœurs sourds que nous dansons la guerre.
En conclusion, ‘Gigue’ invite à une réflexion profonde sur les impacts de la guerre sur les générations futures. La beauté et la tristesse de cette œuvre font écho aux sentiments universels liés à la perte et à l’innocence bafouée. N’hésitez pas à découvrir d’autres œuvres de Luc Bérimont, ou à partager vos propres réflexions sur ce poème.
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