back to top

Ballade

Article précédent
Article suivant
La Ballade de François Villon est un chef-d’œuvre de la poésie française médiévale qui se distingue par son audace et sa profondeur. Écrit au 15ᵉ siècle, ce poème explore les thèmes de l’envie, de la pauvreté et des injustices sociales. En utilisant des métaphores puissantes et un langage incisif, Villon dénonce les reproches et critiques de son époque, rendant sa voix aussi pertinente aujourd’hui qu’elle l’était alors.
En reagal, en arcenic rochier,
En orpiment, en salpestre et chaulx vive,
En plomb boullant pour mieulx les esmorchier,
En suif et poix destrempez de lessive
Faicte d’estrons et de pissat de juifve,
En lavaille de jambes a meseaulx,
En racleure de piez et viels houseaulx,
En sang d’aspic et telz drogues venimeuses,
En fiel de loups, de regnars et blereaulx,
Soient frittes ces langues envieuses!
En cervelle de chat qui hayt peschier,
Noir, et si viel qu’il n’ait dent en gencive,
D’ung viel mastin, qui vault bien aussi chier,
Tout enragié, en sa bave et salive,
En
Vescume d’une mulle poussive
Detrenchiee menu a bons ciseaulx,
En eaue ou ratz plongent groings et museaulx,
Raines, crappaulx, telz bestes dangereuses,
Serpens, lesars, et telz nobles oyseaulx,
Soient frittes ces langues envieuses!
En sublimé, dangereux a touchier,
Et ou nombril d’une couleuvre vive,
En sang qu’on voit es palletes sechier
Sur ces barbiers, quant plaine lune arrive,
Dont l’ung est noir, l’autre plus vert que cive,
En chancre etfiz, et en ces ors cuveaulx
Ou nourrisses essangent leurs drappeau/x,
En petiz baings de filles amoureuses (Qui ne m’entent n’a suivy les bordeaulx),
Soient frittes ces langues envieuses!
Prince, passez tous ces frians morceaulx,
S’estamine, sacs n’avez, ou bluteaulx,
Parmy le fons d’unes brayes breneuses;
Mais, par avant, en estrons de pourceaulx
Soient frittes ces langues envieuses!
Item, a maistre
Andry
Courault,
«
Les
Contrediz
Franc
Gontier » mande ;
Quant du tirant séant en hault,
A cestuy la riens ne demande.
Le
Saige ne veult que contende
Contre puissant povre homme las,
Affin que ses filiez ne tende
Et que ne trébuche en ses las.
Gontier ne crains : il n’a nuls hommes
Et mieulx que moy n’est hérité;
Mais en ce débat cy nous sommes,
Car il loue sa povreté,
Estre povre yver et esté,
Et a félicité repute
Ce que tiens a maleureté.
Lequel a tort?
Or en dispute.
En fin de compte, la Ballade de Villon nous incite à réfléchir sur notre propre rapport à l’envie et à la critique. Explorez davantage ses œuvres pour découvrir la richesse et la complexité de sa poésie.

Soutenez notre travail

Si nos poèmes et histoires ont touché votre cœur et apporté un peu de lumière à votre journée, nous vous invitons à soutenir notre projet, chaque don, même modeste, nous aide à continuer à créer et partager ces moments de douceur, de réflexion et d'émotion avec vous.
Ensemble, nous pouvons faire grandir cet espace dédié à la poésie et aux histoires, pour qu’il reste accessible à tous.

Merci de tout cœur pour votre générosité et votre soutien précieux. 🌟

Faites un don ici

Partagez votre talent avec nous ! ✨ Envoyez vos poèmes et histoires via ou utilisez ce formulaire.
Tous les styles sont bienvenus, tant que vous évitez les sujets sensibles. À vos plumes !

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici


Écrire un avis

Utilisation des poèmes

Tous les poèmes publiés sur UnPoème.fr sont libres d’utilisation et rédigés avec soin, sauf indication contraire.

Vous pouvez les utiliser pour vos projets personnels, scolaires, créatifs ou professionnels, à condition de mentionner simplement notre site comme source.

Libres de droits Textes uniques Mention du site appréciée

⚠️ Exception : certains poèmes, notamment ceux de la catégorie poésie classique ou ceux soumis par des lecteurs, peuvent avoir des conditions particulières. Dans ce cas, une mention spécifique sera indiquée à la fin du texte.

Profitez-en avec respect, poésie et bienveillance.