Dans ‘Albertus (Cxii)’, Théophile Gautier nous entraîne dans un univers macabre où les souffrances des corps subsistent après la mort. Écrit en 1832, ce poème se distingue par sa richesse visuelle et sa profondeur émotionnelle. À travers des images saisissantes de corps déformés et de supplices, Gautier soulève des questions sur la mortalité et l’humanité, ancrant son œuvre dans le contexte des réflexions sur la vie et la mort qui traversent son époque.
Squelettes conservés dans les amphithéâtres, Animaux empaillés, monstres, foetus verdâtres, Tout humides encor de leur bain d’alcool, Culs-de-jatte, pieds-bots, montés sur des limaces, Pendus tirant la langue et faisant des grimaces ; Guillotinés blafards, un ruban rouge au col, Soutenant d’une main leur tête chancelante ; – Tous les suppliciés, foule morne et sanglante, Parricides manchots couverts d’un voile noir, Hérétiques vêtus de tuniques soufrées, Roués meurtris et bleus, noyés aux chairs marbrées ; – C’était épouvantable à voir ! Extrait de: Recueil : Albertus (1832)
Ce poème invite à une profonde réflexion sur les souffrances humaines et la mémoire des défunts. En découvrant davantage d’œuvres de Théophile Gautier, vous pourrez explorer divers aspects de la condition humaine et la beauté troublante de son écriture.
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