Le poème ‘Cependant que Tu Suis le Lièvre par la Plaine’ de Joachim Du Bellay constitue un hommage touchant à la nostalgie et au regret. Écrit au 16ᵉ siècle, ce sonnet extrait du recueil ‘Les Regrets’ révèle les luttes internes de l’auteur face aux plaisirs d’antan, perdus dans la tourmente du temps. Cette œuvre met en lumière la transition entre une vie de joie et le poids d’une existence marquée par la douleur et la guerre.
Sonnet LVII. Cependant que tu suis le lièvre par la plaine, Le sanglier par les bois et le milan par l’air, Et que voyant le sacre ou l’épervier voler, Tu t’exerces le corps d’une plaisante peine, Nous autres malheureux suivons la cour romaine, Ou, comme de ton temps, nous n’oyons plus parler De rire, de sauter, de danser et baller, Mais de sang, et de feu, et de guerre inhumaine. Pendant, tout le plaisir de ton Gorde et de moi, C’est de te regretter et de parler de toi, De lire quelque auteur ou quelque vers écrire. Au reste, mon Dagaut, nous n’éprouvons ici Que peine, que travail, que regret et souci, Et rien, que Le Breton, ne nous peut faire rire. Extrait de: Recueil : Les Regrets (1558)
En conclusion, ce sonnet offre une réflexion dense sur la perte et le souvenir. Il invite chacun à explorer davantage les œuvres de Du Bellay et à partager leurs pensées sur ce poète dont les mots continuent de résonner aujourd’hui.
Écrire un avis
Utilisation des poèmes
Tous les poèmes publiés sur UnPoème.fr sont libres d’utilisation et rédigés avec soin, sauf indication contraire.
Vous pouvez les utiliser pour vos projets personnels, scolaires, créatifs ou professionnels, à condition de mentionner simplement notre site comme source.
Libres de droits
Textes uniques
Mention du site appréciée
⚠️ Exception : certains poèmes, notamment ceux de la catégorie poésie classique ou ceux soumis par des lecteurs, peuvent avoir des conditions particulières. Dans ce cas, une mention spécifique sera indiquée à la fin du texte.
Profitez-en avec respect, poésie et bienveillance.
