Dans ‘Chagrin D’automne’, Sully Prudhomme, poète français du XIXe siècle, nous plonge dans une réflexion mélancolique sur les paysages automnaux. Ce sonnet met en avant la beauté et la tristesse des champs, tout en invitant à considérer le rapport entre la nature et nos souvenirs. À travers des images puissantes, Prudhomme réussit à capturer l’essence des saisons et des émotions humaines.
Sonnet. Les lignes du labour dans les champs en automne Fatiguent l’œil, qu’à peine un toit fumant distrait, Et la voûte du ciel tout entière apparaît, Bornant d’un cercle nu la plaine monotone. En des âges perdus dont la vieillesse étonne Là même a dû grandir une vierge forêt, Où le chant des oiseaux sonore et pur vibrait, Avec l’hymne qu’au vent le clair feuillage entonne ! Les poètes chagrins redemandent aux bras Qui font ce plat désert sous des rayons sans voile La verte nuit des bois que le soleil étoile ; Ils pleurent, oubliant, dans leurs soupirs ingrats, Que des mornes sillons sort le pain qui féconde Leurs cerveaux, dont le rêve est plus beau que le monde ! Extrait de: Les épreuves (1866)
Ce poème nous pousse à réfléchir sur notre propre rapport à la nature et à nos souvenirs. Invitez-vous à explorer d’autres œuvres de Sully Prudhomme pour ressentir davantage la profondeur de ses pensées poétiques.
Écrire un avis
Utilisation des poèmes
Tous les poèmes publiés sur UnPoème.fr sont libres d’utilisation et rédigés avec soin, sauf indication contraire.
Vous pouvez les utiliser pour vos projets personnels, scolaires, créatifs ou professionnels, à condition de mentionner simplement notre site comme source.
Libres de droits
Textes uniques
Mention du site appréciée
⚠️ Exception : certains poèmes, notamment ceux de la catégorie poésie classique ou ceux soumis par des lecteurs, peuvent avoir des conditions particulières. Dans ce cas, une mention spécifique sera indiquée à la fin du texte.
Profitez-en avec respect, poésie et bienveillance.
