Le poème ‘Chapelet’ de Tristan Corbière, extrait de son recueil ‘Les Amours jaunes’ publié en 1873, est une œuvre riche en émotions et en symboles. À travers une série de plaintes mélancoliques, Corbière évoque ses luttes spirituelles tout en intégrant des références religieuses et culturelles. Ce poème, représentant son style unique, reste puissant par sa recherche de sens et d’expression de la douleur humaine.
À moi, grand chapelet ! pour égrener mes plaintes, Avec tous les Ave de Sa Perfeccion, Son nom et tous les noms de ses Fêtes et Saintes… Du Mardi-gras jusqu’à la Circoncicion : – Navaja-Dolorès-y-Crucificcion !… – Le Christ avait au moins son éponge d’absinthe… – Quand donc arriverai-je à ton Ascencion !… – Isaac Laquedem, prête-moi ta complainte. – O Todas-las-Santas ! Tes vitres sont pareilles, Secundum ordinem, à ces fonds de bouteilles Qu’on casse à coups de trique à la Quasimodo… Mais, ô Quasimodo, tu ne viens pas encore ; Pour casse-tête, hélas ! je n’ai que ma mandore… – Se habla español : Paraque… raquando ?… Extrait de: Les Amours jaunes (1873)
À travers ‘Chapelet’, Corbière nous invite à réfléchir sur notre propre spiritualité face à la souffrance. Explorez davantage ses œuvres pour découvrir des réflexions similaires sur la condition humaine.
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