Pernette du Guillet, figure marquante de la poésie française du XVIe siècle, nous offre dans son poème ‘Combien de fois ai-je en moi souhaité’ une réflexion profonde sur les thèmes du désir et de la vertu. Dans un contexte où la pensée humaniste fleurit, elle interroge la dualité entre ses désirs ardents et les idéaux moraux. Ce poème vous invite à plonger dans ses sentiments intenses et à explorer la beauté de ses vers.
Combien de fois ai-je en moi souhaité Me rencontrer sur la chaleur d’été Tout au plus près de la claire fontaine, où mon désir avec cil se promène Qui exerce en sa philosophie Son gent esprit, duquel tant je me fie Que ne craindrais, sans aucune maignie, De me trouver seule en sa compagnie : Que dis-je : seule ? plutÃīt bien accompagnée D’honnêteté, que Vertu a gagnée A Apollo, Muses, et Nymphes maintes, Ne s’adonnant qu’à toutes oeuvres saintes. Là , quand j’aurais bien au long vu son cours, Je le laisserais faire à part ses discours : Puis, peu à peu de lui m’écarterais Et toute nue en l’eau me jetterais : Mais je voudrais, lors, quant et quant avoir Mon petit Luth accordé au devoir,
Ce poème nous pousse à réfléchir sur la manière dont nos désirs s’entrelacent avec nos valeurs. N’hésitez pas à découvrir davantage d’œuvres de Pernette du Guillet pour apprécier pleinement l’intensité de son art poétique.
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