Le poème ‘Comte, qui ne fis onc compte de la grandeur’ de Joachim Du Bellay, extrait de ‘Les Regrets’ (1558), est une œuvre marquante de la poésie de la Renaissance française. Dans ce sonnet, l’auteur exprime une profonde mélancolie concernant sa place dans l’art, contrastant son style avec celui des maîtres anciens. Ce poème résonne toujours aujourd’hui pour sa sincérité et sa réflexion sur la valeur de l’œuvre artistique.
Sonnet XXI. Comte, qui ne fis onc compte de la grandeur, Ton Du Bellay n’est plus : ce n’est plus qu’une souche Qui dessus un ruisseau d’un dos courbé se couche, Et n’a plus rien de vif, qu’un petit de verdeur. Si j’écris quelquefois, je n’écris point d’ardeur, J’écris naïvement tout ce qu’au coeur me touche, Soit de bien, soit de mal, comme il vient à la bouche, En un style aussi lent que lente est ma froideur. Vous autres cependant, peintres de la nature, Dont l’art n’est pas enclos dans une portraiture, Contrefaites des vieux les ouvrages plus beaux. Quant à moi, je n’aspire à si haute louange, Et ne sont mes portraits auprès de vos tableaux Non plus qu’est un Janet auprès d’un Michel-Ange. Extrait de: Recueil : Les Regrets (1558)
Ce sonnet nous pousse à réfléchir sur la valeur de la simplicité et de l’honnêteté dans l’expression artistique. N’hésitez pas à explorer davantage les œuvres de Du Bellay et à partager vos réflexions sur ce poème complexe.
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