Le poème ‘Déclin’ de Tristan Corbière, extrait de son recueil ‘Les Amours jaunes’ publié en 1873, isole idéalement la lutte entre l’amour de la vie et la fatalité du temps qui passe. Avec une voix mélancolique, Corbière évoque à travers ce sonnet les transformations inévitables que subit l’être humain face aux épreuves de la vie.
Sonnet. Comme il était bien, Lui, ce Jeune plein de sève ! Âpre à la vie Ô Gué !… et si doux en son rêve. Comme il portait sa tête ou la couchait gaîment ! Hume-vent à l’amour !… qu’il passait tristement. Oh comme il était Rien !… – Aujourd’hui, sans rancune Il a vu lui sourire, au retour, la Fortune ; Lui ne sourira plus que d’autrefois ; il sait Combien tout cela coûte et comment ça se fait. Son cœur a pris du ventre et dit bonjour en prose. Il est coté fort cher… ce Dieu c’est quelque chose ; Il ne va plus les mains dans les poches tout nu… Dans sa gloire qu’il porte en paletot funèbre, Vous le reconnaîtrez fini, banal, célèbre… Vous le reconnaîtrez, alors, cet inconnu. Extrait de: Les Amours jaunes (1873)
En définitive, ‘Déclin’ nous rappelle la fragilité de notre existence. Nous vous invitons à explorer davantage d’œuvres de Tristan Corbière pour découvrir d’autres réflexions sur la condition humaine.
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