Le poème ‘La Bûche de Noël’ d’Honoré Harmand nous plonge dans l’atmosphère chaleureuse et festive de Noël. Écrit au 19ᵉ siècle, il célèbre la convivialité et les traditions familiales autour d’un repas de fête. Avec une touche d’humour, ce poème met en lumière les personnages typiques d’une fête de Noël, tout en exprimant une tendresse pour chaque membre de la famille.
Il me faut, pour fêter NoÃŦl Mettre pour vous mon grain de sel. Laissant le bon pain dans la huche Je vais vous servir une bûche. Je commencerai par Papa Qui jamais, lui, ne se frappa. Pourvu qu’il ait cidre qui mousse Et vas-y comme je te pousse. Un guignon de pain bien beurré, Son estomac rempli, bourré De son bonheur voilà la cause ; Il voit ainsi la vie en rose. Ne doit-il pas son teint rosé A son café bien arrosé. Maman, sous un dehors sévère Est, quand même une bonne mère. Son coeur est plein de sentiment En dépit de fichus moments. Lorsqu’elle crie on sait d’avance Qu’elle signale sa présence Et l’on serait fort étonné Qu’elle y pense, le dos tourné. Mon cher et tendre époux Etienne S’en moque pourvu qu’il parvienne A ramasser beaucoup d’argent. Comme lui sont des tas de gens. C’est un défaut très raisonnable Que le travail soit profitable. Comme c’est sa fête aujourd’hui Je suis bien d’accord avec lui. Mais parlons un peu de Gisèle, Servante jeune, mais fidèle Qu’il faut remuer bien souvent, Girouette tournant à tout vent. Ayant un bon coup de fourchette Toujours riante à son assiette. Si l’appétit vient en mangeant Le sien, je vous le dis, est grand. Jean, le commis est un vrai drÃīle Cherchant à comprendre son rÃīle Pour devenir bon pâtissier ; Il prend à coeur ce bon métier ; Mais il ignore la combine Pour une crème mousseline. A Gisèle il fait les yeux doux. Ce que je pense est entre nous. Cette amitié, je le présage, Finira par un mariage. Voilà que j’allais oublier René, notre cher brigadier Se promenant dans la journée La nuit il brûle la fournée Il s’ensuit l’inconvénient Qu’il bouscule tous les clients Qui trouvent le pain un peu moche ; Mais nul de nous n’est sans reproche. Et comme il est un bon garçon Pardonnons-lui sa malfaçon. Pour ma part je suis très modeste Mon caractère vous l’atteste. On ne peut dire que du bien De moi qui ne dit jamais rien. Certes j’ai mon caractère Mais, de beaucoup, je le préfère A ceux renfermés et sournois Ne pensez-vous pas comme moi ?
À travers ‘La Bûche de Noël’, Honoré Harmand nous rappelle l’importance des liens familiaux durant les fêtes. N’hésitez pas à explorer davantage de ses œuvres pour découvrir d’autres joyaux de la poésie française.
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