Le Grand Esprit Errant par la Machine Ronde est une œuvre marquante de Pontus de Tyard, poète du XVIᵉ siècle. Dans ce poème, l’auteur s’interroge sur la nature changeante du monde tout en mettant en avant une force intérieure inébranlable. Grâce à ses images évocatrices, Tyard nous conduit à réfléchir sur la permanence des sentiments face à l’instabilité qui nous entoure.
Le grand esprit errant par la machine ronde Du Ciel plus haut voûté les innombrables yeux, Le courbe porte-signe et les estoilez Dieux Guide de nos destins, et troupe vagabonde : Le feu plus Ethéré, l’aer léger, l’humide Onde, Et la terre pesante, au giron fructueux, Changent incessamment, ou de forme ou de lieux : Rien n’est constant, Ah ! rien n’est constant en ce monde. Si est vraiment, je sens une constance en moy : L’inviolable, ferme, opiniastre foy, Qui ne peut jamais croistre, et qui ne peut s’estaindre. Et dea ! vous ma maistresse, avez vous rien constant ? Vous plaist-il pas pour moy reciproquer autant ? He, crainte-crainte, Helas ! que tu me donne à plaindre.
Ce poème nous pousse à explorer nos propres croyances face aux aléas de la vie. N’hésitez pas à découvrir d’autres écrits de Pontus de Tyard pour enrichir votre compréhension de la poésie de cette époque.
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