Ce poème de Louise de Vilmorin, écrit en 1939, capture la lutte intérieure entre le désir et la douleur. À travers des métaphores puissantes, l’auteur évoque les tourments de l’amour et les cruelles attentes qui hantent les nuits. Ce texte reste d’une grande pertinence, offrant une réflexion profonde sur la nature de l’attachement et la souffrance.
Officiers de la garde blanche, Gardez-moi de certaines pensées la nuit. Gardez-moi des corps à corps et de l’appui D’une main sur ma hanche. Gardez-moi surtout de lui Qui par la manche m’entraîne Vers le hasard des mains pleines Et les ailleurs d’eau qui luit. Épargnez-moi les tourments en tourmente De l’aimer un jour plus qu’aujourd’hui, Et la froide moiteur des attentes Qui presseront aux vitres et aux portes Mon profil de dame déjà morte. Officiers de la garde blanche, Je ne veux pas pleurer pour lui Sur terre. Je veux pleurer en pluie Sur sa terre, sur son astre orné de buis, Lorsque plus tard je planerai transparente, Au-dessus des cent pas d’ennui. Officiers des consciences pures, Vous qui faites les visages beaux, Confiez dans l’espace au vol des oiseaux Un message pour les chercheurs de mesure Et forgez pour nous des chaines sans anneaux. 1939 Extrait de: Fiançailles pour Rire
À travers ‘Officiers de la Garde Blanche’, Vilmorin nous invite à méditer sur la complexité des émotions humaines. N’hésitez pas à explorer davantage ses œuvres pour découvrir des réflexions similaires sur l’amour et la souffrance.
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