Le ‘Sonnet XXXIV’ de Pierre de Brach est une œuvre poignante qui interpelle le lecteur sur la notion d’ombre et le changement des saisons. Écrite au XVe siècle, cette poésie illustre la profondeur des sentiments de l’auteur face à la perte et à la fugacité de la vie. À travers ses vers délicats, Brach évoque la lutte intérieure entre l’ombre et la lumière, tout en réfléchissant sur le cycle inéluctable de la nature.
Ombre (car je ne suis qu’une ombre seulement D’un corps perdant un corps qui a perdu son estre), L’ombre je vay cerchant ou l’ombre vouloit estre Des arbres despouillez de leur verd ornement. Ombre, je hay mon ombre, en ce qu’au mouvement Une marque de vie elle fait apparoistre ; Tout lieu m’est ennemy s’il ne porte, champestre Un plaisant desplaisir de le voir seulement. Saison, que tu me plais ! qui, triste de ma perte, Pour recevoir l’Avril n’a prins ta robe verte, Car feuille ny tendron d’arbre en arbre il ne sort. Saison, si vous changez par la course aetheree, Pourquoy n’ont, comme à vous, les cieux preposteree La saison de ma vie à celle de ma mort ?
Ce poème nous invite à contempler notre propre rapport à la perte et à la beauté éphémère de la vie. N’hésitez pas à explorer d’autres œuvres de Pierre de Brach pour découvrir davantage sur ses réflexions poétiques.
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