Les vers de Louise Ackermann, écrits en 1835, nous plongent dans un univers de souffrance et d’isolement. Dans ‘Adieux à la poésie’, l’auteure, figure emblématique du 19ème siècle, exprime avec intensité sa lutte contre la douleur personnelle et son refus de partager cette souffrance par la poésie.
Ce poème, qui résonne encore aujourd’hui, interroge notre capacité à comprendre la profondeur de la solitude humaine.
Mes pleurs sont à moi,
nul au monde Ne les a comptés ni reçus ;
Pas un œil étranger qui sonde Les désespoirs que j’ai conçus.
L’être qui souffre est un mystère Parmi ses frères ici-bas ;
Il faut qu’il aille solitaire S’asseoir aux portes du trépas.
J’irai seule et brisant ma lyre, Souffrant mes maux sans les chanter ;
Car je sentirais à les dire Plus de douleur qu’à les porter.
Paris, 1835. Extrait de: Contes et poésies (1863)
À travers ‘Adieux à la poésie’, Ackermann nous invite à réfléchir sur la complexité des émotions humaines et la manière dont la douleur peut isoler l’individu. N’hésitez pas à explorer davantage son œuvre ou à partager vos réflexions sur ce poème chargé d’émotions.
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