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Ballade pour Robert D’estouteville

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La Ballade pour Robert D’estouteville de François Villon est une œuvre emblématique de la poésie médiévale française. Écrite au XVe siècle, elle illustre la profondeur des émotions humaines, entre amour ardent et désespoir. Villon, connu pour son style poignant et sa capacité à capturer les complexités des relations humaines, nous invite ici à plonger dans un monde où le désir et l’engagement s’entrelacent. Ce poème reste significatif tant par ses thèmes universels que par sa musicalité.
Aa poinct du jour, que l’esprevier se bat,
Meu de plaisir et par noble coustume,
Bruit la maulvis et de joye s’esbat,
Reçoit son per et se joingt a la plume,
Offrir vous vueil, a ce désir m’alume, loyeusement ce qu’aux amans bon semble.
Sachiez qu’Amour l’escript en son volume.
Et c’est la fin pour quoy sommes ensemble.
Dame serez de mon cuer sans débat,
Fntierement, jusques mort me consume.
Lorier souef qui pour mon droit combat,
Olivier franc, m’ostant toute amertume,
Raison ne veult que je desacoustume,
Et en ce vueil avec elle m’assemble
De vous servir, mais que m’y accoustume;
Et c’est la fin pour quoy sommes ensemble.
Et qui plus est, quand dueil sur moy s’embat,
Par
Fortune qui souvent si se fume,
Vostre doulx œil sa malice rabat,
Ne mais ne mains que le vent fait la plume.
Si ne pers pas la graine que je sume
En vostre champ, quant le fruit me ressemble.
Dieu m’ordonne que le fouysse et fume;
Et c’est la fin pour quoy sommes ensemble.
Princesse, oyez ce que cy vous résume :
Que le mien cuer du vostre desassemble
Ja ne sera; tant de vous en présume;
Et c’est la fin pour quoy sommes ensemble.
Item, a sire
Jehan
Perdrier,
Riens, n’a
François, son secont frère.
Si m’ont tous jours voulu aidier,
Et de leurs biens faire confrère;
Combien que
François, mon compère,
Langues cuisant, flambans et rouges,
My commandement my prière,
Me recommanda fort a
Bourges.
Si allé veoir en
Taillevent,
Ou chappitre de fricassure,
Tout au long, derrière et devant,
Lequel n’en parle jus ne sure.
Mais
Macquaire, je vous asseure,
A tout le poil cuisant ung deable,
Affin qu’il sentist bon l’arsure,
Ce recipe m’escript, sans fable.
En examinant la Ballade pour Robert D’estouteville, nous découvrons un reflet de nos propres luttes émotionnelles. L’œuvre de Villon nous rappelle l’importance de l’amour dans nos vies, tout en nous incitant à explorer davantage ses autres créations poétiques.

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