Le Sonnet CXXVIII de Joachim Du Bellay, issu de son recueil ‘Les Regrets’ (1558), illustre merveilleusement la lutte intérieure de l’homme face aux épreuves du destin. À travers des métaphores maritimes, le poète exprime ses angoisses et son désir de retrouver ses racines. Ce poème reste d’une grande portée universelle, rappelant à chacun l’importance de la patrie dans les moments de tourmente.
Sonnet CXXVIII. Ce n’est pas de mon gré, Carle, que mon navire Erre en la mer thyrenne : un vent impétueux Le chasse malgré moi par ces flots tortueux, Ne voyant plus le pôle, qui sa faveur t’inspire. Je ne vois que rochers, et si rien se peut dire Pire que des rochers le heurt audacieux : Et le phare jadis favorable à mes yeux De mon cours égaré sa lanterne retire. Mais si je puis un jour me sauver des dangers Que je fuis vagabond par ces flots étrangers, Et voir de l’océan les campagnes humides, J’arrêterai ma nef au rivage gaulois, Consacrant ma dépouille au Neptune françois À Glauque, à Mélicerte, et aux sœurs Néréides. Extrait de: Recueil : Les Regrets (1558)
À travers ce poème, Du Bellay nous pousse à explorer les profondeurs de notre propre quête d’appartenance. N’hésitez pas à plonger dans d’autres œuvres de cet auteur majeur de la poésie française pour enrichir votre compréhension des thèmes humains universels.
Écrire un avis
Utilisation des poèmes
Tous les poèmes publiés sur UnPoème.fr sont libres d’utilisation et rédigés avec soin, sauf indication contraire.
Vous pouvez les utiliser pour vos projets personnels, scolaires, créatifs ou professionnels, à condition de mentionner simplement notre site comme source.
Libres de droits
Textes uniques
Mention du site appréciée
⚠️ Exception : certains poèmes, notamment ceux de la catégorie poésie classique ou ceux soumis par des lecteurs, peuvent avoir des conditions particulières. Dans ce cas, une mention spécifique sera indiquée à la fin du texte.
Profitez-en avec respect, poésie et bienveillance.
