Le Sonnet CXXII de Joachim Du Bellay, issu de ‘Les Regrets’ (1558), illustre la dualité de la vie en société au travers du prisme des procès, mêlant réflexions sérieuses et légèreté. Ce poème, par son humour et sa critique sociale, reste d’une actualité frappante, invitant le lecteur à explorer la tension entre la justice et les trivialités de la vie quotidienne.
Sonnet CXXII. Cependant qu’au palais de procès tu devises, D’avocats, procureurs, présidents, conseillers, D’ordonnances, d’arrêts, de nouveaux officiers, De juges corrompus, et de telles surprises : Nous devisons ici de quelques villes prises, De nouvelles de banque, et de nouveaux courriers, De nouveaux cardinaux, de mules, d’estafiers, De chapes, de rochers, de masses et valises : Et ores, Sibilet, que je t’écris ceci, Nous parlons de taureaux, et de buffles aussi, De masques, de banquets, et de telles dépenses : Demain nous parlerons d’aller aux stations, De motu-proprio, de réformations, D’ordonnances, de brefs, de bulles et dispenses. Extrait de: Recueil : Les Regrets (1558)
À travers ce sonnet, Du Bellay nous pousse à réfléchir sur le poids des institutions tout en appréciant la légèreté de l’amitié. N’hésitez pas à découvrir d’autres œuvres de cet auteur fascinant ou à partager vos propres réflexions sur ses écrits.
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