Georges Rodenbach, poète belge du 19ᵉ siècle, nous plonge dans une atmosphère de mélancolie avec son poème ‘Les Chambres, dans le Soir’. À travers une métaphore poignante sur la mort quotidienne, Rodenbach explore les thèmes de la solitude et du passage du temps. Ce poème reste significatif pour son approche unique de la douleur et de la mémoire, offrant au lecteur une réflexion sur le caractère éphémère de la vie.
Les chambres, dans le soir, meurent réellement : Les persiennes sont des paupières se fermant Sur les yeux des carreaux pâles où tout se brouille ; Chaque fauteuil est un prêtre qui s’agenouille Pour l’entrée en surplis d’une extrême-onction ; La pendule dévide avec monotonie Les instants brefs de son rosaire d’agonie ; Et la glace encore claire offre une assomption Où l’on devine, au fond de l’ombre, un envol d’âme Quotidienne détresse ! âme blanche du jour Qui nous quitte et nous laisse orphelins de sa flamme ! Car chaque soir cette douleur est de retour De la mort du soleil en adieu sur nos tempes Et de l’obscurité de crêpe sur nos mains. Ô chambres en grand deuil où jusqu’aux lendemains Nous consolons nos yeux avec du clair de lampes !
En somme, ‘Les Chambres, dans le Soir’ nous incite à méditer sur la fragilité de notre existence. Partagez vos pensées sur ce poème ou explorez davantage les œuvres de Rodenbach pour en découvrir toute la profondeur.
Écrire un avis
Utilisation des poèmes
Tous les poèmes publiés sur UnPoème.fr sont libres d’utilisation et rédigés avec soin, sauf indication contraire.
Vous pouvez les utiliser pour vos projets personnels, scolaires, créatifs ou professionnels, à condition de mentionner simplement notre site comme source.
Libres de droits
Textes uniques
Mention du site appréciée
⚠️ Exception : certains poèmes, notamment ceux de la catégorie poésie classique ou ceux soumis par des lecteurs, peuvent avoir des conditions particulières. Dans ce cas, une mention spécifique sera indiquée à la fin du texte.
Profitez-en avec respect, poésie et bienveillance.
