Le poème ‘Les Fontaines S’en Vont, Courantes par Ruisseau’ de Jean de Boyssières évoque une profonde métaphore de la souffrance humaine. Écrit à une époque où la poésie explorait souvent les méandres de l’âme et de l’existence, ce texte illustre comment les douleurs s’accumulent comme les rivières se jettent dans la mer. Une invitation à réfléchir sur la condition humaine, ce poème résonne encore aujourd’hui par sa force émotionnelle et son intensité.
Les fontaines s’en vont, courantes par ruisseau (Venans de tous costez) rendre dans les rivières : Les rivières après se rendent (marinières) Dans la mer qui reçoit, de toutes parts les eaux : Je croy que tout ainsi, les tourmens à monceaux S’assemblent, & joignans les angoisses meurtrières, Viennent tous, s’amasser, dans le triste BOYSSIERES, Y faisant une mer, de tous genres de maux. Tout ainsi que la terre aux eaux, je sers de rive, A ma mer de douleur : POTIERE sonde un peu, Comment il est possible (helas) qu’ainsi je vive : Mais je le te diray : C’est que l’ardeur du feu, Des rays de mon soleil, qui (traversant la nue) Quant enflée est ma mer, (basse) la diminue.
Ce poème de Boyssières nous rappelle la complexité de nos émotions et la lutte contre les douleurs de l’existence. N’hésitez pas à partager vos réflexions sur cette œuvre ou à explorer d’autres poèmes de cet auteur fascinant.
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