Le poème ‘Si Nôtre Cors est la Prison de L’Ame’ de Philibert Bugnyon, figure emblématique de la poésie française, aborde avec puissance la relation entre l’âme et le corps. Écrit au XVIIe siècle, ce poème demeure significatif car il interroge notre existence matérielle face à l’immortalité de l’âme, un thème intemporel qui continue de résonner aujourd’hui.
Si nôtre cors est la prison de l’ame, Ou elle fait quelque tems sa demeure : Il faut apres, qu’elle en est hors, il meure, Elle spirant toujours celeste flame. La terre est doncq’ le cercueil et la lame Du cors, qui mort ensepulchré demeure, En attendant l’incertaine-extreme heure Du jugement, que Juppiter nous trame. Le cors fragil, caduc et terrien, Informe n’est, reduit en cendres, rien Fors ne say qu’on ne voy ny ne peut prendre, Mais l’ame au Ciel, son manoir precieus, Laissant çà bas nôtre cors ocieus, Tout immortelle, à son tour se va rendre.
Ce poème incite à une profonde réflexion sur la nature de notre existence et sur le voyage de l’âme après la mort. N’hésitez pas à explorer d’autres œuvres de Philibert Bugnyon pour un enrichissement poétique.
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