Le poème ‘Toi qui Pâlis’ de Marcel Thiry plonge le lecteur dans la réflexion d’un soldat nostalgique, souvenir d’un voyage sans éclat. Écrit au 20ᵉ siècle, ce poème illustre avec délicatesse la quête d’identité à travers le thème du voyage. Thiry invite à explorer les émotions complexes liées à la mémoire et au retour.
Toi qui pâlis au nom de Vancouver, Tu n’as pourtant fait qu’un banal voyage ; Tu n’as pas vu la Croix du Sud, le vert Des perroquets ni le soleil sauvage. Tu t’embarquas à bord de maint steamer, Nul sous-marin ne t’a voulu naufrage ; Sans grand éclat tu servis sous Stùrmer, Pour déserter tu fus toujours trop sage. Mais qu’il suffise à ton retour chagrin D’avoir été ce soldat pérégrin Sur le trottoir des villes inconnues, Et, seul, un soir, dans un bar de Broadway, D’avoir aimé les grâces Greenaway D’une Allemande aux mains savamment nues.
Ce poème nous pousse à méditer sur les souvenirs du passé, à ressentir la beauté fugace du voyage, et nous encourage à découvrir d’autres œuvres de Marcel Thiry pour en saisir toute la profondeur.
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